J'ai envie de danser sans jamais m'arrêter. Jusqu'à tomber de fatigue, jusqu'à tout oublier.
Des fois comme ça tu comprends pas d'où ça sort, y'a des moments où j'ai l'impression de me regarder faire ou dire des choses. Des choses moyennes, des choses carrément moches des fois. Peut-être qu'il* a raison. De temps à autre je m'énerve de manière justifiée, mais d'autres fois je sens monter la colère pour rien, ou presque rien. J'ai besoin de crier et de m'expliquer bien fort, et je le regrette aussitôt. Y'a des moments comme ça où je me dégoute, j'ai envie de foutre mes doigts au fond de ma gorge pour vomir ce surplus de moi même qui s'est incruster sous ma peau. Mais pourquoi ? Je le sens, en ce moment le moindre évènement devient dramatique, la moindre blessure devient catastrophique, et ma haine plus grande encore. Putain de merde, qu'est-ce qu'il me prends ? Je veux me calmer, je veux être heureuse et détendue. J'ai -presque- toutes les raisons du monde de la fermer ma gueule, et d'être heureuse enfin. Mais je sais pas, il doit y avoir une partie de moi qui veut tout saboter, qui veut me rappeler que je suis qu'une merde ou pas loin. J'en viens même à être fatiguée de venir ici.
OUI, ici. Avant, skyblog, ça servait à vider son sac, avec des gens qui te donnent leur points de vues et leurs réconfort par commentaires. Même se faire pourrir avait de l'intérêt ! Maintenant, tout le monde se suce mutuellement pour récupérer du commentaire en masse, on ne se lit même plus les uns les autres. Heureusement, quelques unes restent intègres, mais ça n'aide pas, ou pas suffisamment. Ça ne m'aide pas à vider mon sac. Les réponses que j'obtiens n'ont en général rien à voir, ça m'a couper l'envie d'écrire.
Ecrire. Pourtant c'est l'une des seules choses qui m'accroche, qui me rappelle qui je suis. Et le bien que ça fait quand on met tout son coeur à vendre. Je préférais quand je me sentais moins seule, et quand les messages que je recevais n'était pas de simple réponses dues. Merde quoi, le pire c'est que je dis ça et que tout le monde s'en fou.
Je ne sais même plus quel était le sujet à l'origine... OUI ! Mes nerfs à vifs. Ma peau qui tire, transpire et éclate. Je veux voir du sang partout.
Y'a une partie de moi qui crève, qui hurle à la mort, et elle veut le faire payer à tout le monde.
Extérieur : Nuit. Du bruit, on dirait des coups de feu. Et ma colloc espagnole qui me parle d'une fusillade près de son ancien appart pendant qu'on fait du thé.
Intérieur (de moi) : AB Négatif.
Musique : Grindhouse (Main Title) - Planet Terror Soundtrack
Pix : Iain Crawford, légèrement éditée par moi.